30 août 2019

Le Mausolée du Coeur !

Voilà... Avec cet épilogue se termine la publication sur mon blog de l'intégralité du roman "Le Coeur des écorchés" auquel il me plaît de redonner aujourd'hui son nom originel : "Le Mausolée du Coeur" ! Des dizaines de chapitres, des milliers et des milliers de mots pour raviver le souvenir éteint de l'écrivain Henry Bataille et pour révéler le lien méconnu qui unit dans l'ombre le Transi de Ligier Richier à Bar-le-Duc (Meuse) au trésor de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château (Aude). J'espère que vous aurez pris autant de plaisir... [Lire la suite]

25 mai 2019

Chapitre 45 « La solitude et l’indépendance jusque dans la mort »

  Chapitre 45 « La solitude et l’indépendance jusque dans la mort »   Rueil-Malmaison, 02 mars 1922 En cette fin d’après-midi, un soleil doré et réconfortant pénétrait les larges verrières du Vieux Phare à Rueil-Malmaison. Pourtant, malgré un printemps qui s’annonçait avec précocité et une belle journée pleine de promesses, Henry Bataille éprouvait une sensation inhabituelle. Il avait froid et s’était emmitouflé dans une épaisse robe de chambre qui ne parvenait pas à le réchauffer. Il était encore plus pâle... [Lire la suite]
12 mai 2019

Chapitre 44 La Porte de plâtre

  Chapitre 44 La Porte de plâtre Au moment où la sonnerie chevrotante du téléphone retentit - un appareil à cadran en bakélite noire du Comptoir Continental Français, modèle PTT de 1965 -, Nator venait de tirer les cartes. Le vieil homme, avachi sur son fauteuil entre d’épaisses volutes de bandelettes de papier d’Arménie qui achevaient lentement de se consumer, avait cherché une fois de plus à s’attirer l’indulgence des puissances de l’ombre : — Forces obscures, racines supervivens du Bien et du Mal, révélez-moi... [Lire la suite]
15 mars 2019

Chapitre 39 Des idées d’onze heures du soir

Chapitre 39 Des idées d’onze heures du soir Château de Vivières, 1912 Les yeux mi-clos, Henry Bataille avait rapproché son fauteuil de l’immense cheminée sculptée qui occupait la partie centrale du salon bleu de son château de Vivières. C’était là, aux confins de la forêt de Villers-Cotterêts, qu’il venait se réfugier chaque fois qu’il fuyait Paris. Moins tant pour échapper à l’ère insouciante et frivole de la capitale que pour y trouver le calme nécessaire à l’écriture. La chaleur de l’âtre lui procurait avec artifice la... [Lire la suite]
03 janvier 2019

Chapitre 28 Retour sur le passé

Chapitre 28 Retour sur le passé   Lettre de Henry Bataille à Yvonne Sarcey (1869-1950, fille du critique dramatique et journaliste Francisque Sarcey qui tint une chronique théâtrale dans le journal Le Temps de 1867 à 1899 et amie de Henry Bataille).   Paris, 31 décembre 1890 Ma bonne amie, Chère Yvonne, ô très chère Yvonne, que le temps me parait long depuis notre dernière rencontre ! L’implacable hiver a déjà recouvert de son blanc manteau la rieuse nature que nous parcourûmes le coeur léger à la fin de l’été et je... [Lire la suite]
07 juillet 2017

Mystères et crinolines...

Chapitre 7 Mystères et crinolines Moux, le 30 juin 1887 — Il se passe enfin quelque chose à Moux ! Dans l’honorable village tapi au creux de la plaine, à mi-chemin entre Carcassonne et Narbonne, à l’ombre des rocs déchiquetés et écrasés de soleil de la montagne dite d’Alaric, l’événement ne passait pas inaperçu. Depuis le début de la matinée, une agitation inhabituelle avait commencé à animer les rues. Une belle journée d’été que le cers, vent puissant qui balayait parfois les collines aux alentours, avait choisi de ne pas... [Lire la suite]

18 février 2017

Suivez la flèche...

  Suivez le guide, suivez la flèche...
13 janvier 2017

Macha Bérenger

    « Le contact de l’eau glacée sur la peau au réveil était encore la seule méthode qu’il avait trouvée pour sortir de cette nuit interminable qui lui avait obstinément refusé le sommeil. Une de plus. Rien à voir cependant avec les 4500 taxis parisiens, les dizaines de milliers d’infirmières dans les hôpitaux ou les centaines de milliers de danseurs occasionnels qui s’étaient déhanchés sur les pistes des discothèques de France et de Navarre. Ni avec les halles de Rungis qui avaient pourtant partagé son sort en... [Lire la suite]
21 décembre 2016

Cornelius Douze-Janvier (2/4) : confiture de cactus et musique

    « Avec l’air satisfait de celui qui réussit tout ce qu’il entreprend, Cornélius Douze-Janvier finissait son petit-déjeuner tout en lisant d’un œil distrait les grands titres des journaux. Un en langue anglaise, pour le business, un en allemand par attachement à ses racines, et un en français, par vanité. Il ne pouvait concevoir d’aborder la journée sans un rituel bien établi : déguster tout d’abord un œuf coque, parcourir ensuite l’actualité puis, accompagné d’un jus d’orange pressé et d’un café noir très serré... [Lire la suite]