12 décembre 2016

Retrouver l'air pur...

Cœur gonflé, angoisse, douleur irradiée jusqu'aux parties les plus mornes et les plus obscures de l'être, prodigieux empoisonnement des amoureux déçus et des ambitieux trahis par le sort ! D'un coup de talon, du fond de l'abîme, Léopold veut remonter, retrouver l'air pur, l'espace libre, le vaste ciel, un nouveau destin, sa revanche. Léopold à cette minute, c'est le Mort dressé et sculpté par Ligier Richier pour servir d'affirmation héroïque à ceux qui, plutôt que d'abdiquer l'espérance, nient les lois de la vie. Comme le squelette... [Lire la suite]

13 septembre 2016

Le "Transi" dans les textes...

Si le Transi de Ligier Richier n’est pas le seul et unique héros de mon roman, il le traverse cependant de part en part. Il en est le fil conducteur, la trame de fond. Il irrigue de son mystère le fil du récit, il l’anime et lui insuffle "vie" de la première à la dernière page. Mais n’allez pas imaginer pourtant que je suis le premier à évoquer cette étrange figure de pierre dans un roman, loin de là ! Des plumes prestigieuses lui ont fait l’honneur de l’accueillir avant moi, en particulier au siècle dernier, même si c’est... [Lire la suite]
04 juin 2016

Si...on lisait sur la colline

  Je serai sur la colline de Sion le samedi 18 juin 2016 pour participer au Festival Pays Paysages, dans le cadre de la manifestation Si On lisait sur la colline venez nombreux ! Descriptif : Un festival original qui allie littérature et biodiversité, livre et nature, écrivains et paysages. Un festival où la langue et le regard s’animent dans les couleurs du panorama. Quarante auteurs, scientifiques, artistes ont rendez-vous avec le public dans le magnifique cadre de la colline de Sion, cette "colline inspirée"... [Lire la suite]
04 avril 2013

Veillée funèbre (...)

Le corps reposait en haut, à l’étage, pendant que la maison toute entière était plongée dans un désarroi silencieux. « On y réentendait l’esprit éternel, maintenant que les disputes s’étaient tues » (Maurice Barrès, La Colline inspirée). Les persiennes de la petite chambre, à peine entrouvertes, ne laissaient pénétrer à l’intérieur qu’une luminosité diaphane, presque fragile. Une faible lueur que la présence d’un mort endimanché sur un lit devenu inutile rendait plus pâle encore. De temps à autre, le claquement d’un volet... [Lire la suite]