Halloween

Impossible de passer à côté ! Quoi qu’on fasse et où qu’on aille, notre chemin croise irrémédiablement celui d’une citrouille, d’un fantôme ou d’un squelette aussi pâle que la Mort qu’il incarne. Pas de doute, Halloween est là !

Pour nombre d’entre nous, cette « Fête » n’est pas aussi ancienne qu’on veut bien le dire car en dehors de quelques racines traditionnelles repérées ici ou là, l’arrivée d’Halloween n’a été vraiment visible qu’au cours des années 90.

Le phénomène s’est ensuite peu à peu estompé, presque aussi vite qu’il était apparu d’ailleurs (on a dit que la « greffe américaine ne prenait pas »), pour revenir me semble-t-il avec un peu plus de vigueur assumée ces dernières années.

Faut-il s’en plaindre ou au contraire s’en réjouir ?

J’aurais tendance à appuyer cette dernière proposition. En effet, au-delà de cette prolifération de symboles effrayants et comiques à la fois, qui peut déranger ou faire sourire, j’y vois surtout trois facteurs explicatifs :

-          D’abord le besoin de se retrouver autour d’une idée rassembleuse, fût-elle morbide et certainement commerciale en partie, mais nécessaire cependant en ces temps de déréliction généralisée,

-          Ensuite l’envie de conjurer en la ridiculisant cette Mort omniprésente dans l’actualité, cette part d’ombre qui envahit le Monde, ce « côté obscur de la Force » comme dirait un Jedi et que nous avons toutes et tous un peu en nous,

-          Enfin, l’envie de festoyer, de trouver prétexte à s’amuser, à se retrouver et à chanter la Vie.

Car ce qui transparait de toute cette mise en scène macabre, c’est bien avant tout son contraire : la joie, le plaisir et le partage. Alors tant pis pour les esprits chagrins qui n’y verront que bassesses mercantiles, fausses traditions ou fantaisies malsaines. Que ceux qui n’apprécient pas se pincent le nez en détournant les yeux et que les autres s’amusent ! « Fais ce que voudras ! ».

Joyeux Halloween à toutes et à tous !